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Les lectures présentées en 2012
18 avril 2012
21 mars 2012
15 février 2012
18 janvier 2012
18 avril 2012
Auteurs : Serge Bouchard et Marie-Christine Levesque
Titre : Elles ont fait l'Amérique, (De remarquables oubliées, Tome 1) Lux Éditeurs 2011, 442 p.
Les auteurs présentent, en 20 courts chapitres, les réalisations remarquables de 20 femmes qui ont fait, chacune à sa manière, l’histoire de l’Amérique aux 18ième et 19ième siècles. Leurs noms et leurs actions n’apparaissent pas dans les livres d’histoire politique ou militaire du Canada; elles sont des « oubliées », mais « remarquables » par leurs vies et leurs engagements.
Plusieurs d’entre elles portent des noms francophones, souvent par leurs maris; mais elles sont d’origines diverses : amérindiennes, métisses, irlandaises ou françaises émigrées, canadiennes, etc. Toutes ont influencé leur milieu par leurs actions sociales (lutte pour les femmes et défense des Amérindiens et des Métis), religieuses (supérieure générale des Ursulines), économiques (femmes d’affaires), artistiques (première cantatrice canadienne-française à conquérir les grandes scènes d’opéra du monde) ou encore scientifiques (femme médecin ou femme géographe).
Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque nous font découvrir de grands moments de la vie d’un peuple qui se bat pour occuper pleinement son territoire et pour bâtir sa destinée. Il me semble important de les redécouvrir et de ne plus les oublier.
Présentation: Michel Brunet
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Auteur : Jean Contrucci
Titre : L'inconnu du Grand Hôtel
Éditions Jean-Claude Lattès, 2010
L'inconnu du Grand Hôtel est le neuvième polar historique ayant pour cadre Marseille de la fin du 19ième siècle. Cette série est intitulée « Les nouveaux mystères de Marseille » Un dixième polar a été publié en 2011. Jean Contrucci est un auteur prolifique et sa spécialité est le roman policier imaginé dans un cadre historique très crédible. Dans nouveaux mystères de Marseille on retrouve comme personnages principaux : Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal et son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté marseillaise. Immanquablement figurent les deux épouses respectives Cécile et Thérèse. Signoret pour son journal mène toujours une enquête parallèle et réussit là où la police a échoué mais sans jamais se mettre à dos son oncle. Enfin, chez Contrucci, l'assassin n'est jamais celui qui semble l'être de toute évidence mais souvent la personne hors de tout doute que l'on découvre à la toute fin. Pour amateurs de polar.
Présentation: Gaston Bernier
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Auteure : Godelieve De Koninck
Titre : Souvenirs pour demain
A compte d'auteur 2011, 104 p.
g.dekoninck@videotron.ca ou dans les librairies de Québec, 15$
C'est un véritable petit bijou. Il ne s'agit pas d'une autobiogrraphie. Madame De Koninck nous permet de « voir » vivre une célèbre famille d'intellectuels flamands à la Haute-Ville de Québec, particulièrement au cours des années 40 et 50.
D'une plume exceptionnelle, Madame De Koninck nous permet d'assister aux rituels familiaux et de voir défiler à la table familiale, où il y avait onze enfants, le gratin intellectuel de Québec.
Malgré une carrière professionnelle d'orthopédagogue, Godelieve a donné naissance à sept enfants en plus d'accueillir les cinq enfants de son mari. Entourée de dix-neuf petits-enfants, elle affirme s'amuser du matin au soir. Une belle leçon de vie.
Présentation: Gaston Bernier
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21 mars 2012
Auteur : Georges Leroux
Titre : Wanderer -Essai sur le Voyage d'hiver de Franz Schubert Éditions Nota bene, Québec, 2011, 235 p.
Depuis 1823, Franz Schubert se sait atteint de syphilis, maladie annonciatrice d’une mort proche et cruelle. Fin septembre 1828, il complète le cycle des 24 Lieder du Voyage d’hiver et meurt le 19 novembre de cette même année à l’âge de 30 ans.
Dans son essai, le philosophe Georges Leroux écrit : ‘L’histoire du Voyage d’hiver appartient à ces dernières années, elle en est indissociable. Impossible d’entendre ces Lieder sans penser qu’ils ont été écrits dans ce tourment de la connaissance, liant sans appel la musique et la conscience de la souffrance ; impossible de les entendre sans y retrouver le dernier voyage de Schubert’ (p. 13).
Les poèmes que Schubert aime ‘tant qu’il entreprit de les mettre en musique’ dès qu’il les trouve pour former le cycle du Voyage d’hiver sont parus entre 1820 et 1824 sous la plume de Wilhelm Müller. Bien que jeunes et contemporains, le musicien et le poète (originaire de Prusse et mort le 30 septembre 1827 âgé de 33 ans) ne se rencontreront jamais.
L’essai de Georges Leroux consiste à suivre pas à pas ce voyageur (Wanderer), dont on ne connaît ni l’origine ni la destination, cet étranger rejeté sur le chemin d’hiver en peine inoubliable d’amour et vivant désormais son drame dans l’errance et la solitude. Que fera-t-il : arrêter sa marche pour calmer sa fatigue et mourir ou bien persévérer sur la route dans l’espoir insensé qu’une présence amie l’accueillera ? Quelle musique pourra harmoniser une destinée si incertaine ?
En 24 chapitres, le philosophe Georges Leroux tentera de mettre ensemble et en valeur la dramatique romantique du poème et l’environnement musical intime et populaire du lied à l’intérieur duquel Schubert a voulu accompagner ce voyageur ‘vagabond’.
Il faut noter un bel ajout d’intérêt à la publication : une suite photographique de Bertrand Carrière qui rehausse la présentation de chaque Leid.
Présentation: Marcel Ross
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Auteure : Danielle Trussart
Titre : Un train pour Samarcande VLB Éditeur, 2008, 230 p.
Blanche est une vieille dame de Baie-Saint-Paul, en fin de vie. Elle fait du ménage et classe ses trésors en vue de les léguer avant de mourir et « prendre son dernier train ». Elle le fait en parlant à Florent, son mari décédé.
Blanche explique à Florent les changements auxquelles elle est confrontée, dans la vie du village comme ailleurs dans le monde. Sa carte géographique n’est plus à jour; elle n’y trouve pas les nouveaux pays, comme l’Ouzbékistan.
Le regard de Blanche sur la vie reste jeune, malgré son âge avancé. Elle ne juge pas même si elle ne comprend pas les changements. Elle s’étonne.
Blanche a la lecture comme passe-temps. Elle y a puisé sa grande culture et sa capacité de réflexion sur la vie, sur sa vie.
Le roman est sobre, mais d’une écriture riche en images, à la manière d’une peinture. Danielle Trussart est d’ailleurs aussi peintre.
Présentation: Michel Brunet
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Auteur : Pierre-Gustave Joly de Lotbinière Texte du journal établi par Georges Aubin et Renée Blanchet
avec la collaboration de Jacques Desautels
Titre : Voyage en Orient (1839-1840) Journal d'un voyageur curieux du monde
et d'un pionnier de la daguerréotypie
Éditions : Les Presses de l'Université Laval 2010, 427 p.
Dans le Devoir du 24 février 2012, Jean-François Nadeau écrit dans le Devoir; « Peu de gens encore savent qu'un Québécois, Pierre-Gustave Joly, père du premier ministre québécois Henri-Gustave Joly de Lotbinière, fut le tout premier, en 1839-1840, à photographier l'Acropole d'Athènes, les pyramides d'Égypte et la Terre Sainte. La parution de son journal en Orient, inédit à ce jour, permet de découvrir un pionnier remarquable de la photographie, doublé d'un écrivain. Certains critiques comparent ses écrits à ceux de Lamartine et de Châteaubriand. »
Les quelques cent premières pages situent le contexte de ce voyage alors que les quelques cent dernières traitent beaucoup de la daguerréotypie. Toutefois, les deux cent pages du Journal lui-mème valent le coup de la lecture. Visiter tous ces pays, à cheval, à pied ou en chaloupe à voiles, il faut le faire, même si on est riche. Un petit chef d'oeuvre.
Présentation: Gaston Bernier
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15 février 2012
Auteur : Amin Maalouf
Titre : Les Jardins de Lumières
Éditions : Lattès (collection Le Livre de Poche, no 9516), 1991, 252 p.
Lorsqu’on emploie les mots « manichéen » ou « manichéisme », on songe rarement à Mani, peintre, médecin et philosophe oriental du IIIe siècle, que les Chinois nommaient « le Bouddha de lumière » et les Égyptiens « l’apôtre de Jésus ». Loin des jugements tranchés auxquels on l’associe, sa philosophie tolérante et humaniste visa à concilier les religions de son temps » (quatrième page de couverture).
Ce roman raconte l’histoire de Mani, né près de Ctésiphon (aujourd’hui Badgad) en 216. Il est élevé dans une communauté dite « des vêtements blancs », dont la spiritualité est axée sur la purification. Jeune adulte, il quitte cette communauté pour prêche une religion de lumière. Il s’entoure de disciples et couvre totalement le territoire de l’empire sassinide. Il est même introduit auprès de l’empereur Shabuhr et devient son confident et conseiller dans ses luttes politiques et militaires contre l’empire romain. Mais, il a des ennemis et est mis aux fers à la mort de l’empereur. Il meurt en 277.
Son église se développe surtout au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’Empire romain s’oppose aux manichéens, suspectés d’être des agents ennemis de l’empire. St-Augustin, membre de l’église manichéenne dans sa jeunesse, se convertira au christianisme et écrira de nombreux ouvrages contre le manichéisme.
Présentation: Michel Brunet
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Auteur : Sam Eastland
Titre : L'oeil du tsar rouge
Un jeune Finlandais est en train de dresser un cheval pour la cavalerie du tsar Romanov. Le cheval n’obéit pas, le caporal ordonne de le frapper mais le Finlandais refuse. Le tsar est impressionné par cet amour des chevaux et confie au Finlandais l’apprentissage de l’équitation de son fils.
Avec le temps, le Finlandais devient ami du prince, confident du tsar et son informateur.
Au moment de la révolution de 1917, le Finlandais est condamné aux travaux forcés et envoyé en Sibérie. Il doit y survivre et marquer les arbres à abattre. Il a un fusil et une fois par mois, à un endroit désigné, un camion passe et lui laisse les balles pour le fusil, la farine et le sel. Le Finlandais se fait un trou dans la terre, marque les arbres, chasse et survit pendants des longues années. Un jour, un bolchevick lui annonce que Staline désire le voir. Le Finlandais rencontre Staline et se fait confier la mission de retrouver le fils de Romanov (vivant ou mort), parce qu’on ne sait pas ce qu’il est devenu lors du massacre de la famille Romanov. Dans la suite du livre, l’auteur raconte cette recherche du fils de Romanov à travers la Russie.
Un livre très intéressant.
Présentation: Benedykta Ristic
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Auteur : Guy Delisle
Titre : Chroniques de Jérusalem Éditions : Coll. Shampooing, nov. 2011, 334 p.
L’album du 9e art, la BD Chroniques de Jérusalem, constitue le 4e récit de la série ‘chroniques’ de l’auteur Guy Delisle après Shenzhen 2001 (Chine), Pyongyang 2003 (Corée du Nord) et Chr. Birmanes - 2007 (Myanmar). Il s’agit d’anecdotes de vie quotidienne, souvent à saveur intimistes, illustrant et commentant ces séjours à l’étranger.
Logé à Jérusalem-est en 2008-2009, Guy Delisle réalise un ensemble de croquis révélateurs auxquels il joint des réflexions au sujet de personnages, d’événements et de lieux visités pendant que Nadège, sa compagne, est engagée dans une mission de Médecins sans frontières (MSF) et que les enfants, Alice et Louis, fréquentent l’école. Cet ensemble d’observations, de faits étonnants, de paradoxes et parfois d’absurdités, recueillis au long de 12 mois, forme l’original, instructif, humoristique et riche matériau de l’album. Le tout est montré au lecteur à l’aide de lignes claires, en gros plans, paysages et silences, sur ton détaché et sans parti-pris de culture, de religion, de politique ou de jugement sur les interventions militaires, comme ‘Plomb durci’.
Le 29 janvier 2012, au 39e festival de la bande dessinée d’Angoulème, Guy Delisle a reçu le Fauve d’Or, prix du Meilleur Album de l’année.
Né à Québec en janvier 1966, le bédéiste Guy Delisle a reçu une formation en cinéma d’animation au collège Sheridan (Oakville, Ont.), a fait des apprentissages et a oeuvré dans plusieurs villes Europe. Il offre actuellement plus de 13 publications BD.
Quelques extraits ou in situ
Présentation: Marcel Ross
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18 janvier 2012
Auteure : Janine Boissard
Titre : Sois un homme, papa
Éditions : Fayard, Paris, 2010, 283 p.
En avril 2010, Janine Boissard, à 73 ans, publiait son 42ième roman : « Sois un homme, papa ».
Un autre a suivi en 2011. Spécialiste du roman ayant comme fond de scène la famille, Janine Boissard s'est acquis, depuis 50 ans, la fidélité du public. Le tirage de chacun de ses ouvrages en font un des auteurs les plus populaires en France.
Le narrateur, dans ce roman, c'est le fils de 13 ans du personnage principal, Jean-Rémi, père d'un autre fils de 17 ans et d'une adorable petite fille de 5 ans surnommée l'Erreur. Jean-Rémi qui se destinait, par passion, à l'horticulture, a eu le coup de foudre pour Olivia qui deviendra une célèbre avocate internationale. Jean-Rémi a renoncé à son rêve pour s'installer à Neuilly où son beau-père l'emploie dans son garage : un boulot qu'il déteste.
Un jour Olivia lui annonce qu'elle demande le divorce puisqu'elle n'en peut plus de vivre avec un « looser », un rêveur, un nul. Cette annonce déclenche aussi un conflit parents-enfants. Jean-Rémi est surtout préoccupé par le regard de ses fils. Le plus jeune éprouve de la pitié et l'aîné du mépris. C'est le coup de fouet qui va permettre à Jean-Rémi de renouer avec son rêve de reconquérir l'estime de ses enfants et même de ses beaux-parents. De plus, il retrouve son amour de jeunesse et l'épouse. Une fin heureuse!
Le 20 mai 2009, Gaston avait présenté:
Allez, France! de Janine Boissard. |
L'histoire est, en soi, un peu banale mais c'est d'abord le style particulier de Janine Boissard qui vaut le coup de la lecture. C'est dans la même veine que son roman de 2006 « Allez, France » qui demeure quand même un chef d'oeuvre de Janine Boissard.
Présentation: Gaston Bernier
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Auteur : Claude Lanzmann
Titre : Le lièvre de Patagonie Éditions : Gallimard (Folio 5113), 2009, 757 p
Courir vers la fin de sa vie, au temps présent des événements et sans regarder en arrière, comme ce mythique lièvre doré de Patagonie traqué par des chiens voraces, telle semble être la trame philosophique du parcours d’entre vie et mort que rappelle le récit autobiographique de Claude Lanzmann dicté à son adjointe à la direction de la revue Les Temps Modernes.
Né à Paris en 1925, Claude Lanzmann fut, dès le lycée, parmi les organisateurs de la Résistance pour ensuite joindre les maquis d’Auvergne. En 1952, il se lie d’amitié intime avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, entreprend une collaboration étroite à la revue Les Temps Modernes (dont il deviendra directeur en 1970) et s’engage dans le journalisme et le reportage. Ses interventions notables sont marquées par sa fidélité à Israël, par ses pages consacrées au Conflit israélo-arabe et par son anticolonialisme au moment où se jouait le sort de l’Algérie.
À partir des années 1970, l’importance et le succès de ses œuvres cinématographiques lui valurent une renommée internationale, tant auprès des critiques que du public en général : Pourquoi Israël ? , Shoah, Tsahal, etc.
L’œuvre de Claude Lanzmann Le lièvre de Patagonie (réédité en Folio 5113) est une lecture fascinante par sa narration à vif et très personnalisée de plusieurs moments cruciaux de l’histoire française, de la création et de la survie d’Israël ainsi que de plusieurs époques de frictions et de solutions partielles où sont mises en causes divers nationalités et personnalités politiques.
Présentation: Marcel Ross
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Auteur : Amin Maalouf
Titre : Les échelles du Levant
Éditions : Grasset (Le livre de Poche, no 14424), 1996, 254 p.
L’auteur reconnaît, par pur hasard dans le métro de Paris, un héros de la résistance française, photographié dans son livre d’histoire du collège. Il trouve le moyen d’entrer en contact et de lui faire raconter sa vie, avant, pendant et après la guerre.
Ossayane, le héros du roman, est de descendance à la fois turque et arménienne. Sa jeunesse vécue au Liban l’a conduit à faire ses études de médecine en France. Vint la guerre, sa participation à la résistance, sa rencontre avec Clara, puis la descente aux enfers. Plus de 25 ans après, il revient à Paris dans l’attente d’un événement majeur pour le reste de sa vie.... Il faut lire le roman pour le découvrir.
Récit passionnant pour les rebondissements extrêmes de la vie d’Ossayane et pour ses expériences humaines inusitées.
Ps. « Échelles du Levant », c’est le nom qu’on donnait autrefois à ces cités marchandes par lesquelles les voyageurs d’Europe accédaient à l’Orient.
Présentation: Michel Brunet
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